Au Moyen-âge, les religieux de l'abbaye Saint Etienne
possédaient des terres à Bretteville suite à des donations, confirmées
entre autres par Henri II, roi d'Angleterre, par l'évêque de Bayeux et
par l'évêque de Rouen. Bretteville avait aussi son château fort, des
écrits relatent sa visite en 1371.
Plus tard, en 1450, Charles
VII fut reçu par Colin Perrotte, riche propriétaire. A leur tour, ses
enfants reçurent François Ier. Une autre riche famille, les
Cairon, obtint « l'établissement » d'un marché chaque semaine et trois
foires par an, hélas ! l'abbé et les religieux de Saint Etienne de Caen
s'y opposèrent car les lettres n'avaient pas été lues à la messe comme
elles auraient dû l'être. La famille Cairon demeura longtemps à
Bretteville. En 1760, Charles Jean Baptiste de Cairon était
seigneur haut justicier de Bretteville et habitait le château de la
Motte dont les frontons, ornés d'une couronne de baron, furent grattés
pendant la Révolution.
En 1603, Henri IV passa 5 jours à
Bretteville, en 1777 ce fut au Comte d'Artois, frère de Louis XVI et
futur roi Charles X de traverser Bretteville, la vie s'y étendait le
long de la route royale allant de Caen à Cherbourg. C'est pour le
relais obligé que Napoléon Ier y fit aussi étape. Plus tard
encore, Bretteville vécut des heures difficiles : en 1941, un régiment
de cavalerie allemand occupa le village. Le 6 juin 1944, les
Brettevillais entendirent les tirs de canons sur la côte, le lendemain,
le Regina Rifle Regiment, Canadien, libéra le village. Les combats se
poursuivirent cependant jusqu'au 25 juin, provoquant quelques
destructions, dont le clocher de l'église. Le Général de Gaulle fut
le dernier chef d'Etat à venir à Bretteville, le 8 juillet 1960, venant
de Bayeux, une plaque commémorative sur la façade de la mairie rappelle
cet événement.
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